Les familles roms expulsées le 6 juillet du bidonville dit du Hanul, situé à Saint-Denis, de terrains propriété de GDF et de l’Etat, se retrouvent en errance et ont à plusieurs reprises été délogées par les forces de l’ordre de terrains et de lieux, la dernière expulsion d’un groupe d’une cinquantaine de personnes ayant eu lieu hier soir square Pierre de Montreuil face à la Basilique.
Pour mettre fin à ces situations d’errance, la ville continue d’exiger de l’Etat, la prise de toutes les mesures qui s’imposent afin de résorber les campements en assurant à la population Rom un accueil digne dans des terrains aménagés à cet effet sur l’ensemble du territoire de l’Ile-de-France.
La ville a initié cette solidarité et contribue à cette résorption digne des bidonvilles, en acceptant il y a plus de trois ans la proposition de l’Etat que soit implanté sur son territoire un village d’insertion destiné à 25 familles, que la Ville et la Communauté d’agglomération cofinancent. Elle a proposé par ailleurs à trois autres familles, issues du Hanul, un hébergement digne afin qu’elles puissent reconstruire leur vie en France.
La ville, dans l’incapacité de proposer une solution d’urgence, ne souhaite pas qu’un nouveau terrain soit occupé dans des conditions encore plus précaires.
Le 6 juillet, une délégation des familles roms expulsées et des associations les soutenant, a été reçue en mairie de Saint-Denis.
La ville a proposé à la délégation de l’accompagner auprès de la préfecture de région pour réclamer une prise en charge urgente d’hébergement collectif provisoire. Cette proposition a été refusée par la délégation.
La ville a donc saisi par courrier la préfecture d’Ile de France, la responsabilité de la prise en charge des familles en errance revenant à l’Etat qui doit au nom de la législation nationale et des traités internationaux venir en aide aux personnes vivant sans domicile fixe, en particulier lorsque des enfants sont concernés.
Pour mettre fin à ces expulsions répétées, la municipalité réitère son exigence commune avec les maires des huit villes de la communauté d’agglomération Plaine Commune, de la création d’une vingtaine de villages d’insertion. La ville réclame la fin des mesures transitoires qui empêchent les Roumains et les Bulgares d’accéder au marché de l’emploi et leur ferment toute voie d’insertion.
C’est ce que réclament aussi les ONG et les associations intervenant dans les campements.
C’est ce que nous continuerons d’exiger lors de la table ronde qui devrait avoir lieu en septembre au ministère de l’immigration.