Situé à la fois sur Aubervilliers et Saint-Denis, le quartier Cristino Garcia/Landy est délimité au nord par les voies du RER B. Quartier historique de La Plaine dit « des Espagnols », autrefois très vivant et animé, il connaît les outrages du temps et le déclin lié aux fermetures d'entreprises et aux friches industrielles dans les années 70.
Cette dégradation a amené Saint-Denis, Aubervilliers et Plaine Commune à étudier la restructuration du quartier. Le projet vise à le faire renaître en lui conservant son échelle et son caractère.
Le projet d'aménagement
Il s'agit d'un projet de quartier ville mixte sur 22 hectares mêlant habitat diversifié et activités économiques, équipements et espaces verts ou de détente. L'objectif premier est de conforter et de développer l'habitat notamment sur les friches industrielles au sud de la gare du RER Plaine-Stade de France pour retrouver à terme un niveau de population similaire à celui des années 50 (5 000 habitants).
Dans la ZAC (Zone d'Aménagement Concertée) Cristino Garcia, ce sont 250 nouveaux logements qui sont programmés sur 3 hectares, dont 120 logements sociaux. Un travail important de réhabilitation ou démolition-reconstruction de l'habitat ancien et insalubre se réalise au cœur du quartier.
Les voies de circulation sont à améliorer et le caractère du quartier à préserver : son échelle particulière (bâtiments d'un étage, rues étroites et venelles) et le bâti, chaque fois que cela sera possible, seront conservés. La création d'une « cité artisanale » au centre, dans le contexte d'un pôle d'activités économiques et d'équipements notamment scolaires, est un point fort du projet.
Le projet est mis en œuvre par la SEM Plaine Commune Développement. Dernières livraisons fin 2007.
Ne pas perdre l'âme du quartier
A l'image de Saint-Denis, la population de Cristino Garcia est le résultat du brassage des différentes vagues migratoires. Depuis la libération de Saint-Denis, la communauté immigrée la plus importante est celle des Espagnols.
Selon Natacha Lillo, historienne auteur de La Petite Espagne de la Plaine-Saint-Denis 1900-1980 (Autrement) : « peu d'ouvrages évoquent la contribution de cette immigration au développement du département, sa participation à la résistance ou encore sa présence dans les institutions politiques ». Aujourd'hui, la communauté espagnole de Cristino Garcia témoigne des racines et de l'identité profonde du quartier.
Didier Paillard, maire de Saint-Denis, y habite. Il souligne qu' « il faut que le renouveau dont Cristino Garcia a évidemment besoin ne lui fasse pas perdre son âme ».
En avril 2005, lors de l'inauguration du centre social pour l'accueil de retraités Cristino Garcia, subventionné par le gouvernement espagnol, Didier Paillard a annoncé un programme de constructions de maisons en bois HQE (Haute Qualité Environnementale), qui perpétuera l'identité du quartier tout en alliant la nécéssité de la sécurité, de l'hygiène et du confort. D'abord quatre maisons de manière expérimentale puis plusieurs dizaines.
Pour peu qu'on leur laisse une place, les habitants sont prêts à s'investir dans la renaissance de ce quartier qui compte beaucoup d'immeubles insalubres. A cet effet, un premier pas a été franchi avec l'ouverture de L'Atelier, un lieu d'information avec la vocation d'expliquer le projet urbain aux habitants et de recueillir leur parole.
Voir aussi :
www.plainecommune.fr
Trois nouvelles rues ont été inaugurées entre la gare du RER et la rue Cristino Garcia :
- l'avenue Henri Rol-Tanguy, résistant chef régional des FFI en 1944 ;
- la rue Mumia Abu Jamal, journaliste noir-américain membre des Black Panthers et injustement emprisonné depuis 1982 pour le meurtre d'un policier ;
- la rue Maria Leonor Rubiano, résistante espagnole de La Plaine, morte en déportation en 1944.
Cette dégradation a amené Saint-Denis, Aubervilliers et Plaine Commune à étudier la restructuration du quartier. Le projet vise à le faire renaître en lui conservant son échelle et son caractère.
Le projet d'aménagement
Il s'agit d'un projet de quartier ville mixte sur 22 hectares mêlant habitat diversifié et activités économiques, équipements et espaces verts ou de détente. L'objectif premier est de conforter et de développer l'habitat notamment sur les friches industrielles au sud de la gare du RER Plaine-Stade de France pour retrouver à terme un niveau de population similaire à celui des années 50 (5 000 habitants).
Dans la ZAC (Zone d'Aménagement Concertée) Cristino Garcia, ce sont 250 nouveaux logements qui sont programmés sur 3 hectares, dont 120 logements sociaux. Un travail important de réhabilitation ou démolition-reconstruction de l'habitat ancien et insalubre se réalise au cœur du quartier.
Les voies de circulation sont à améliorer et le caractère du quartier à préserver : son échelle particulière (bâtiments d'un étage, rues étroites et venelles) et le bâti, chaque fois que cela sera possible, seront conservés. La création d'une « cité artisanale » au centre, dans le contexte d'un pôle d'activités économiques et d'équipements notamment scolaires, est un point fort du projet.
Le projet est mis en œuvre par la SEM Plaine Commune Développement. Dernières livraisons fin 2007.
Ne pas perdre l'âme du quartier
A l'image de Saint-Denis, la population de Cristino Garcia est le résultat du brassage des différentes vagues migratoires. Depuis la libération de Saint-Denis, la communauté immigrée la plus importante est celle des Espagnols.
Selon Natacha Lillo, historienne auteur de La Petite Espagne de la Plaine-Saint-Denis 1900-1980 (Autrement) : « peu d'ouvrages évoquent la contribution de cette immigration au développement du département, sa participation à la résistance ou encore sa présence dans les institutions politiques ». Aujourd'hui, la communauté espagnole de Cristino Garcia témoigne des racines et de l'identité profonde du quartier.
Didier Paillard, maire de Saint-Denis, y habite. Il souligne qu' « il faut que le renouveau dont Cristino Garcia a évidemment besoin ne lui fasse pas perdre son âme ».
En avril 2005, lors de l'inauguration du centre social pour l'accueil de retraités Cristino Garcia, subventionné par le gouvernement espagnol, Didier Paillard a annoncé un programme de constructions de maisons en bois HQE (Haute Qualité Environnementale), qui perpétuera l'identité du quartier tout en alliant la nécéssité de la sécurité, de l'hygiène et du confort. D'abord quatre maisons de manière expérimentale puis plusieurs dizaines.
Pour peu qu'on leur laisse une place, les habitants sont prêts à s'investir dans la renaissance de ce quartier qui compte beaucoup d'immeubles insalubres. A cet effet, un premier pas a été franchi avec l'ouverture de L'Atelier, un lieu d'information avec la vocation d'expliquer le projet urbain aux habitants et de recueillir leur parole.
Voir aussi :
www.plainecommune.fr
Trois nouvelles rues ont été inaugurées entre la gare du RER et la rue Cristino Garcia :
- l'avenue Henri Rol-Tanguy, résistant chef régional des FFI en 1944 ;
- la rue Mumia Abu Jamal, journaliste noir-américain membre des Black Panthers et injustement emprisonné depuis 1982 pour le meurtre d'un policier ;
- la rue Maria Leonor Rubiano, résistante espagnole de La Plaine, morte en déportation en 1944.