L'implantation du Stade de France, qui fête ses dix ans en 2008, a accéléré le développement économique et social de la Plaine, un quartier de la ville de Saint-Denis. C'est le premier grand chantier national associé à un tel renouveau urbain.
En tant que pôle d'animation permanente, le stade joue un rôle moteur dans l'implantation d'une zone d'activité associant logements, équipements publics, sports et culture. Le Consortium s'est quant à lui engagé à confier 25 % du montant du marché de sous-traitance de la construction à des entreprises locales, ainsi que 75 % du montant total des prestations en phase d'exploitation. La multiplicité de ses actions d'accompagnement est également un outil innovant d'insertion et d'intégration sociale. Par ailleurs, il catalyse le développement de la Plaine Saint-Denis qui, par l'étendue de son marché de consommation, l'importance de sa main-d'œuvre et l'existence d'un tissu industriel et tertiaire de première importance, présente le plus fort potentiel de développement du nord de Paris.
Plus d'infos sur : www.stadefrance.com
Un peu d'histoire...
Le 2 juillet 1992 la Fédération Internationale de Football (FIFA) choisit la France pour organiser la XVIème Coupe du Monde de Football, en 1998. En contrepartie, la France s'engage à construire un stade d'une capacité de 80 000 places, assises et couvertes.
Il y a plus de 70 ans que l'Etat n'avait pas construit de Stade (Colombes pour les Jeux de 1924), laissant les villes opérer seules dans le domaine.
Seul l'Etat pouvait conduire un investissement de cette envergure. La Concession est la meilleure réponse à l'importance du coût. Le principe, inédit pour la construction d'un équipement sportif, est le suivant : le concessionnaire prend à sa charge la construction et l'exploitation du stade, et obtient en échange de l'Etat une concession de 30 ans et une participation financière à son investissement. Après le choix des constructeurs et la signature du permis de construire (le 30 avril 1995), il ne restait plus que 31 mois pour bâtir le Stade... 
L'architecture du Stade de France
Le Stade de France a été dessiné par quatre architectes français : Michel Macary, Aymeric Zubléna, Michel Regembal et Claude Constantini. Ils ont conçu un édifice épuré où les thèmes de mouvement, de légèreté et d'universalité sont suggérés. La forme en vague de la toiture supérieure et le toit en ellipse représentent une performance architecturale et technique.
L'un des principes clés de l'architecture du Stade de France est l'ouverture sur la ville. Les architectes ont fait le choix d'un projet respectueux de l'échelle urbaine existante tissant des liens étroits avec les quartiers riverains. L'ancrage en profondeur (à 11 mètres en dessous du parvis) permet d'adoucir sa monumentalité. Sa hauteur est limité à 35 mètres.
Véritable auréole flottante de 42 mètres au-dessus de la pelouse, le toit est l'un des aspects les plus remarquables du Stade de France. Sa forme en ellipse symbolise l'universalité du sport. Sa surface (6 hectares) et son poids (13 000 tonnes) constituent une prouesse technique. Il protège les 80 000 spectateurs sans couvrir l'air de jeu. La verrière teintée au centre atténue les contrastes et répartit la lumière naturelle. Elle filtre les rayonnements rouges et infrarouges mais passe les bleus et les verts nécessaires à la santé du gazon.
Le stade de France est signataire de la Charte Nationale de l'Accessibilité et de la Charte Tourisme et Handicap. Label « tourisme & handicap » pour le handicap mental et le handicap moteur. Plus de mille sièges sont réservés aux fauteuils roulants et à leurs accompagnateurs aux meilleurs emplacements du Stade.
Le Stade en chiffres Superficie totale du Stade et de l'enceinte : Capacité du Stade : Surface de la pelouse : 9 000 m2 (119 m x 75 m) Les écrans géants : |